AU PRESSOIR...

 

À leur arrivée, les raisins sont pesés.

Les caisses sont vidées dans le pressoir.

Deux hommes ne sont pas de trop pour soulever le précieux chargement.

Un troisième récupérera les caisses vides et les conduira au nettoyage.

Une fois le pressoir rempli, les panneaux rabattus et les barres d'acier mises en place, le pressurage peut alors commencer. La pompe hydraulique se met en marche et la pression monte très progressivement jusqu'à 150 kg par cm2. Le jus de raisin se met à couler dans la rigole et commence à emplir la cuve de stockage.

Après ce premier pressurage, la partie mobile est remontée et les raisins comprimés sont remués à l'aide d'une fourche. Cette opération baptisée "retrousse" est suivie d'un deuxième pressurage qui donnera encore du jus de bonne qualité, propre à élaborer le vin de Champagne.

Le jus est "pesé", c'est-à-dire que l'on mesure le taux de sucre qu'il contient. C'est de cette teneur en sucre que dépendra le taux d'alcool contenu dans le vin.

Cette année, le jus "pèse" en moyenne 10°2, ce qui est une valeur tout-à-fait acceptable.

De plus, sa bonne acidité naturelle lui garantit un bon pouvoir de conservation dans le temps...